Être le serviteur de tous (Marc 10, 35-45)

Sanctuaire de la Miséricorde

Être le serviteur de tous (Marc 10, 35-45)

Dans l’Église du Christ, il faut renoncer totalement à la carrière, aux titres, aux places honorifiques. Un seul principe : le service humble et fraternel. Pour qualifier la responsabilité de ceux qui jouent un rôle particulier au sein de la communauté chrétienne, on emploie le terme « ministère », mot qui signifie « service » en latin. Il n’y a pas de « chefs » au sens du monde, dans l’Église du Christ. Il n’y a que des « ministres », des « serviteurs ». C’est pourquoi le Christ recommandait d’abolir tous les titres mirobolants.

 Le soir du Jeudi Saint, « Jésus se lève de table, dépose ses vêtements et prenant un tablier, il s’en ceignit » pour laver les pieds de ses disciples (Jean 13, 4). Le Christ exclut catégoriquement, dans la communauté chrétienne, le modèle de pouvoir exercé dans le monde : « Celui qui veut devenir grand sera votre serviteur. Celui qui veut être le premier sera l’esclave de tous. » Souvenons-nous quand nous étions un enfant : quand on voyait notre mère mettre le tablier, c’était pour travailler, pour servir, pour donner. C’est encore cela que le Christ veut de nous : servir, donner, nous donner dans la simplicité, avec un tablier de service souvent.

Chez les chrétiens, la loi du service n’est pas seulement une loi parmi d’autres, c’est la « Constitution de l’Église » : chacun doit être le serviteur de tous!

En 2021, Jésus nous demande à nous aussi : « Que veux-tu que je fasse pour toi? » Nous savons la réponse après 2000 ans, c’est la même que pour Jacques et Jean. « Disciple de Jésus, marche à ma suite mais marche du même pas, sans vouloir mener la parade, sans faire l’outarde en avant, marche en prenant soin de la personne qui marche moins vite, de celle qui a de la difficulté à suivre, sans la juger. La vie parfois a été moins facile pour certaines personnes et le pas est au ralenti. Il y a des gens qui marchent plus lentement que nous, mais qui marchent sans s’arrêter, c’est de l’amour à 100%. Si tu ne fais pas ainsi, tu ne peux prétendre être disciple, chrétien.ne.

Bonne route sur celle du service et de l’amour du prochain, quel qu’il soit.

S. Isabelle Paquet, CND Montréal