Homélie du 4e dimanche de Pâques 2020

Sanctuaire de la Miséricorde

Homélie du 4e dimanche de Pâques 2020

Saint Jean 10, 1-10

Le bon berger

Je devais avoir 16 ou 17 ans, j’étais avec ma blonde dans un camp d’été de scouts. L’animateur demande à ma copine: « Si tu avais à représenter ton copain Dominic par un animal, lequel choisirais-tu ? » Tout de suite je me suis imaginé qu’elle répondrait un lion ou un taureau (fort – rugissant). Mais elle a répondu : « Un petit écureuil car il court toujours partout, il est hyperactif ! » Paf ! Ça tombe dans l’orgueil, un écureuil !

Jésus nous connaît tellement bien qu’Il nous représente comme des brebis. Pourquoi ? Parce que Jésus dit aux pharisiens qu’ils sont de mauvais bergers, des voleurs, des mercenaires qui ne prennent pas soin des brebis comme il se doit. Il leur dit qu’ils sont pas mal « sans cœur » puisqu’Il (Jésus) vient de guérir un aveugle de naissance et les pharisiens ne reconnaissent pas ce miracle. Au lieu de ça, ils rejettent l’homme guéri à l’extérieur de la synagogue et ils le traitent comme quelqu’un qui est rempli de péchés. C’est à ce moment que Jésus intervient et parle du « bon berger » qui prend soin de ses brebis.

Voici les vérités que Jésus nous présente cette semaine :

1- Suis-je une brebis ou un bouc ?

  • Bouc : il fonce avec ses cornes pour se faire un chemin, il veut être en premier, il sait faire sa place parmi les autres, il n’a pas besoin des autres. Ses cornes : il a la tête dure, il fait sa vie seul dans les montagnes, il se nourrit lui-même, il fait sa vie comme il l’entend.
  • Brebis : elle est fragile, elle tombe souvent dans le même panneau (péché) mais elle apporte sa laine, son humble contribution à la vie. Elle a besoin d’un autre pour avancer dans la vie et elle avance en troupeau. Elle a besoin d’un berger pour être protégée, guidée et pour être nourrie.

Est-ce que je me reconnais vraiment comme une brebis ?

2- Jésus est la porte

  • Porte fermée : parfois le berger ferme la porte de l’enclos et se tient à l’entrée. Non pas pour accaparer, mais pour protéger. Jésus dit alors au prédateur : « Tu devras me passer sur le corps pour toucher à une seule de mes brebis ! » Ainsi, Il veut garder son troupeau ensemble, le protéger, veiller sur lui et l’éloigner des loups voraces.
  • Porte ouverte : Jésus laisse ses brebis sortir pour les nourrir, pour qu’elles rejoignent les gras pâturages. Ainsi Il veut nous nourrir, nous laisser la liberté tout en nous dirigeant et nous guidant. Il nous appelle par notre nom; on reconnait Sa voix…

Est-ce que tu offres une vie « ouverte » en abondance ? Pas nécessairement une retraite de 10 ans en Floride, pas comme un « crémage à gâteau » mais une vie pleine ? Pas une vie facile, pas une vie de plaisir, pas une vie intense mais la vie en abondance. Une vie pleine de sa présence ?

3- Jésus est le bon berger

  • Pas un mercenaire : Il ne s’agit pas de quelqu’un qui abuse de toi. Comme lorsque tu vas t’acheter un vêtement et que la ou le préposé(e) te dit : « Oh que ça vous va bien! Achetez-le! »
  • Pas pour exploiter : Il ne s’agit pas d’un berger qui veut vendre la viande de ses brebis à 19.99$/livre ou bien de vendre leur laine.

Le berger, il ne marche pas derrière le troupeau (comme les bergers d’aujourd’hui qui envoient leur chien pour faire avancer les brebis par la peur) mais il marche devant, pour le guider. S’il y a des sables mouvants, c’est lui qui tombera dedans et non ses brebis.

Père Dominic Richer